Chaque année, l’Ocean Photographer of the Year met en lumière celles et ceux qui racontent l’océan à travers l’image. Présenté par Oceanographic et Blancpain, le concours revient en 2026 avec une nouvelle édition marquée par plus de 15 000 photographies soumises par des photographes du monde entier.

À travers plusieurs catégories, de la faune marine à la photographie artistique, en passant par la conservation ou encore la relation entre l’humain et l’océan, l’Ocean Photographer of the Year cherche à révéler toutes les dimensions du monde marin. Au-delà de l’esthétique, le concours poursuit une mission plus large, une volonté de sensibiliser à la richesse des océans, mais aussi aux menaces qui pèsent sur eux. Pour cette nouvelle édition, le grand prix revient au photographe français Julien Anton, récompensé pour le portrait saisissant d’un hippocampe mâle accompagné de deux minuscules juvéniles. D’abord distinguée dans la catégorie Ocean Wildlife, l’image a finalement été choisie comme photographie de l’année. Chez les hippocampes, c’est le mâle qui porte puis donne naissance aux petits. Sur la photographie de Julien Anton, les deux juvéniles semblent suspendre leur course et se retourner vers l’adulte, perdus dans l’immensité sombre de l’océan. Une scène presque silencieuse qui prend rapidement une dimension plus symbolique, celle d’une nouvelle génération face à un monde dont l’avenir reste incertain.

Autour de cette image centrale, le reste du palmarès dessine un portrait beaucoup plus large de l’océan, entre émerveillement, fragilité et responsabilité. Certaines photographies nous entraînent vers des mondes presque invisibles, à l’image de celle de Mitsuna Kawai, lauréate de la nouvelle catégorie Ocean Unseen: Hidden Worlds, qui capture un poisson-ruban dans les eaux noires au large du Japon. D’autres choisissent au contraire de placer l’humain au centre, révélant la relation parfois harmonieuse, parfois plus complexe que nous entretenons avec le monde marin.

Cette tension traverse particulièrement les images consacrées à la conservation. Un requin-baleine encerclé de plongeurs devient ainsi le symbole des dérives du surtourisme, tandis que d’autres photographies montrent le travail de scientifiques développant de nouvelles méthodes pour observer et protéger les espèces. Deux regards opposés, mais complémentaires, qui rappellent que la photographie peut autant documenter les pressions exercées sur les océans que mettre en lumière celles et ceux qui tentent d’y répondre.

L’édition 2026 distingue également la photographe britannique Jenny Stock, récompensée par le Female Fifty Fathoms Award. Créé en 2021 par Oceanographic et Blancpain, ce prix met à l’honneur les femmes qui contribuent à repousser les frontières de la photographie océanique. Une reconnaissance d’autant plus singulière que les candidates sont proposées par leurs pairs, inscrivant la distinction dans une véritable logique de transmission et de communauté. À travers des images tantôt spectaculaires, tantôt profondément silencieuses, l’Ocean Photographer of the Year rappelle finalement que photographier l’océan ne consiste pas seulement à en célébrer la beauté. C’est aussi rendre visible ce qui se joue sous la surface, raconter des écosystèmes que l’on connaît encore mal et donner une forme sensible aux transformations qui les menacent.

Une mission qui fait écho au Blancpain Ocean Commitment, à travers lequel la Maison soutient depuis plusieurs années la sensibilisation, la recherche scientifique et des initiatives concrètes en faveur de la protection des océans. Plus qu’un palmarès, cette édition 2026 devient ainsi une invitation à regarder autrement un monde qui couvre la majeure partie de notre planète, mais dont une immense partie demeure encore hors de notre regard.