« Il avance guidé par l’émotion plus que par le calcul, avec cette fidélité rare que l’on réserve aux évidences. C’est à l’occasion des Geneva Watch Days que nous avons rencontré Jonathan Brinbaum, Directeur Général de la division Montres chez Bvlgari. Il fait partie de ceux qui ne confondent pas trajectoire et carrière : depuis dix ans, il évolue au sein de la Maison romaine, non par stratégie professionnelle, mais par attachement sincère. « Je suis tombé amoureux de la marque », confie-t-il simplement. Un amour indissociable d’une ville : Rome. Français d’origine et Suisse depuis plusieurs années, il raconte avoir découvert la capitale italienne il y a une quinzaine d’années, et l’avoir adoptée comme une évidence.

Au sein de Bvlgari, Jonathan Brinbaum trouve ce qu’il cherchait instinctivement : la liberté d’aller plus loin. « Il y a toujours eu chez Bvlgari cette capacité à traiter les symboles, à pousser la créativité et à faire des choses que les autres marques ne font pas. » Un fil rouge qui l’accompagne depuis le premier jour, qu’il s’agisse de parfums hier ou d’horlogerie aujourd’hui.

Pour le dirigeant, l’horlogerie ne relève pourtant pas d’une passion tardive. Elle s’ancre dans l’enfance, transmise par un père et ritualisée par une montre attendue chaque année. Aujourd’hui, Jonathan Brinbaum recrée ces instants avec son fils. Le temps devient lien. « Il y a dans l’horlogerie un côté pérennité, un côté tradition, qui m’a toujours plu », confie-t-il.

Pour lui, la vision de l’horlogerie chez Bvlgari est avant tout celle d’une Maison qui surprend tout en restant fidèle à son identité. « Bvlgari s’est construite dans une innovation de rupture », affirme-t-il. Qu’il s’agisse de la collection Finissimo et de ses records, du développement d’une horlogerie féminine alliant joaillerie et haute mécanique, ou du brouillage volontaire des codes entre montres masculines et féminines, chaque création suit la même logique : faire des montres différentes là où on ne les attend pas, sans jamais perdre de vue l’héritage romain de la Maison.

Jonathan Brinbaum ne parle pas de carrière. Il parle de fidélité, celle qui lie un homme à une maison et à son évolution. « Pendant longtemps, Bvlgari était un joaillier qui faisait des montres. Aujourd’hui, nous sommes un joaillier-horloger. » Une transformation qu’il accompagne, guidé dès le départ par une émotion, une ville, une vision.