
En ce début d’année 2026, la scène horlogère a vu émerger de nombreuses nouveautés. Certaines ont marqué par leur technicité, d’autres par leur discours. Quelques-unes, plus rares, se sont imposées autrement. Par une forme, une couleur, un équilibre juste. Parmi ces nouvelles propositions, quatre modèles ont particulièrement retenu notre attention.
Vacheron Constantin Overseas Tourbillon Deep Red
Chez Vacheron Constantin, l’Overseas se teinte d’une profondeur nouvelle. Avec le Tourbillon Deep Red, la Maison explore une couleur rarement abordée avec autant de retenue. Le cadran, travaillé par un long processus de laquage appliqué en couches successives, déploie un rouge dense, presque feutré, qui absorbe la lumière plus qu’il ne la reflète. Selon l’angle, la surface se transforme, oscillant entre ombre et éclat, donnant au temps une présence presque tactile. Sous cette intensité chromatique se déploie une mécanique de haute horlogerie pleinement assumée. À six heures, le tourbillon à remontage automatique s’inscrit dans la composition avec une évidence tranquille, animé par un calibre développé et assemblé en interne, certifié Poinçon de Genève. Le boîtier, étanche et aux lignes tendues, conjugue robustesse et finesse, tandis que la précision du mouvement s’exprime sans emphase. Ici, la couleur ne détourne pas l’attention de la mécanique, elle l’accompagne. L’Overseas Tourbillon Deep Red dépasse l’idée de montre de voyage pour devenir une expérience plus intérieure, où le temps ne se démontre pas mais se ressent.
Piaget Polo 79
Après cette immersion chromatique, le regard se pose sur une forme singulière. Avec la Polo 79 Bicolore, Piaget réactive une icône née en 1979, fidèle à son ADN d’orfèvre horloger. Pensée comme un ensemble indissociable, la montre associe boîtier et bracelet intégré dans une composition bicolore en or blanc satiné et or jaune poli. Les godrons emblématiques rythment la surface, captent la lumière et donnent à la pièce un relief immédiatement reconnaissable. Le cadran en or massif prolonge ce dialogue de matières, tandis que les aiguilles en or jaune assurent une lecture claire et équilibrée. Sous cette esthétique maîtrisée se cache le calibre 1200P1, un mouvement automatique extra-plat à micro-rotor, garant d’une finesse remarquable et d’un confort de porté naturel. Avec cette Polo 79, Piaget signe une montre à la frontière du bijou et du garde-temps, où l’élégance se joue dans la justesse plutôt que dans l’effet.
Tiffany & Co Tiffany Timer
Puis vient une autre manière d’aborder le temps, plus culturelle. Chez Tiffany, le temps s’inscrit dans une histoire plus vaste que celle de la montre-bracelet. Le Tiffany Timer puise dans l’héritage des chronomètres et horloges créés par la Maison dès le XIXᵉ siècle, lorsque mesurer le temps relevait déjà d’un savoir-faire d’exception. Le cadran, habité par le Tiffany Blue®, ne se contente pas de signer une identité visuelle. Il devient un espace à part entière, immédiatement reconnaissable, presque émotionnel. Derrière ce cadran signature se cache une mécanique pensée avec la même exigence. Le boîtier en platine confère à la pièce une densité singulière, tandis que le chronographe offre une lecture précise et lisible. Les index sertis de diamants baguette rappellent l’ancrage joaillier de la Maison, et, dissimulé au cœur du mouvement, le Bird on a Rock agit comme une signature intime. Le Tiffany Timer dépasse la simple fonction horlogère pour devenir un objet de culture, où le temps se mesure autant qu’il se raconte.
Louis Vuitton X De Bethune Louis Varius
Enfin, le temps se fait sculpture. Avec la Louis Varius, Louis Vuitton et De Bethune livrent une montre au dessin immédiatement singulier. Le boîtier en titane poli adopte des lignes fluides et organiques, signatures de l’horloger genevois, évoquant une forme presque cosmique. Le cadran, ouvert et architectural, propose une lecture non conventionnelle, structurée autour de volumes sphériques et d’indications flottantes. La lumière circule librement à travers les surfaces, révélant la complexité du mouvement. La mécanique n’est pas dissimulée, elle participe pleinement au dessin, comme une composante esthétique à part entière. L’univers de Louis Vuitton se perçoit dans cette idée du mouvement et du déplacement, inscrite dans la structure même de la montre. Plus qu’un garde-temps, Louis Varius est une pièce de collection horlogère, où le design et la mécanique se rejoignent pour proposer une vision contemporaine du temps.





















