Depuis ses débuts, Jacquemus fait de la mémoire un territoire créatif. Et au cœur de ce territoire, il y a Valérie, sa mère, présence fondatrice, muse silencieuse, source d’une sensibilité qui façonne l’ADN de la maison. Avec Le Valérie, dévoilé dans la collection Le Paysan, Simon transforme cet héritage intime en un geste de luxe pur, en une pièce qui condense à la fois l’élégance, l’émotion et la force de son parcours .

Le sac s’inscrit dans un paysage qui lui ressemble, celui de l’enfance du créateur, dans le Sud de la France. Une atmosphère faite de terre chaude, de douceur brute, d’instants simples. C’est ce climat émotionnel que l’on retrouve dans l’objet. Le design reprend l’anneau du Bambola, inspiré de Casa Malaparte, mais le transforme ici en signe plus féminin, plus posé, presque joaillier . La silhouette, nette et structurée, possède la présence discrète des pièces de luxe qui n’ont rien à prouver.

Autour du sac, Jacquemus imagine une série de charms inspirés de ses racines paysannes : fruits, légumes, miniatures travaillées en cuir, pensées comme de petites pièces d’orfèvrerie. Non plus des symboles naïfs, mais des objets précieux qui prolongent, avec retenue, l’esprit du marché et du terroir, cette part d’enfance qui demeure l’une des signatures les plus distinctives du créateur.

Le Valérie n’est pas une déclaration. C’est une continuité. Une pièce qui condense ce qui guide Simon depuis toujours : la précision, la mémoire, et cette façon très personnelle de faire du luxe un langage intime. Rien d’effusif, rien d’appuyé. Juste un sac impeccable, porté par une histoire qui n’a jamais eu besoin d’être expliquée.